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 Éternellement Damnée

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Wynn
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Localisation : 7ème niveau des Enfers
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MessageSujet: Éternellement Damnée   Jeu 11 Nov à 3:14

Titre: Éternellement damnée...

Auteur: Become

Rating: NC-17

Genre: Horreur, drame/tragédie, mystère.

Personnages principaux: Lord Voldemort, Efthalia (OC).

Longueur: One-Shot.

Disclaimer: Inspiré de l'oeuvre de JK Rowling.

Avertissement: NC-17. Scène violente.








ÉTERNELLEMENT DAMNÉE





Dans l'ombre de la nuit...


Non loin de la frontière de la sombre forêt, ton ombre se mouvait lentement alors que tu traquais ta proie, affamée. Je vois distinctement l'enfant maudite se laisser choir sans retenue dans les bras ouvertement accueillants, l'attirant vers un étreinte faussement chaleureuse, pour se répandre en éloges et dévotions. Malgré la suie que je sais habilement étendue sur ta peau immaculée, elle ne peut s'empêcher de voir en tes traits ceux de la Vierge Marie. Elle semblait distinguer en tes voiles noirs les couleurs mêmes de l'église. Avec une macabre douceur, tu te penchas vers son cou, caressant des doigts sa peau fragile, meurtrie par la maladie. Ses petits yeux noirs t'implorèrent quelques instants avant le moment fatidique, te suppliant de lui offrir la mort qui la délivrerait de ses souffrances. Mais alors que tu enfonçais avec délectation tes longues dents dans sa si tendre chair, tu sentis ma présence. À seulement quelques mètres de là, je t'observais silencieusement, avide de percer ton culte légendairement satanique. Tu voyais notre image se refléter dans mon œil aussi rouge que le sang. Cela te distrayait, je le savais. Je te vis boire son sang. Ce sang si goûteux qui t'emplissait, à ce moment même, de l'impression d'être mortelle une seconde fois. Je te sentais tressaillir sous l'assaut ô combien agréable du plaisir qui parcourait tes veines, te gorgeait de Vie. Je savais parfaitement que tu me haïssais. Je t'avais vu te repaître, céder à la tentation. Entre tes mains expertes, le jeune corps luttait, si tendre et souple. L'étincelle promettant le salut assuré viola son regard pendant une fraction de seconde. Cet éclat que j'avais tant de fois provoqué d'une toute autre façon. Je sentis que tu oubliais mon indésirée présence afin que cet instant particulier ne te sois pas volé. Je te vis ralentir ta succion, permettant à l'air de gonfler paresseusement les poumons de ta victimes une dernière fois dans un soupir. Tu bus jusqu'à la dernière goutte ce qu'elle fut capable de donner. Elle resta accroché à toi, inerte, comme si tu l'avais délivrée, fille prédestinée à la Mort et affaiblie. Avec une lenteur théâtrale, tu glissas ta main dans son corps encore chaud, rompant les chairs avec facilité malgré tes doigts que je savais fins. Je prédis que tu le refermas autour de son cœur pour le porter à tes lèvres ensuite, m'offrant le spectacle que j'avais tant espéré. Tu le suças, blottissant ton visage au traits fins contre sa tempe, jusqu'à lui soustraire la moindre parcelle du sang, jusqu'à sa couleur. Ensuite, tu la laissa choir parmi la rosée qui commençait à perler timidement le long de l'herbe. Elle s'affala mollement, sans contredire le destin auquel elle avait tant aspiré. Après t'être nourrie une seconde fois du cœur dans un geste lent –probablement pour me proposer cette tragique reconstitution des mœurs démoniaques- tu resseras ton emprise sur la chair désormais faible, la déchiquetant crûment mais sans aucune honte.

Dans un sec bruissement de cape, tu te retournas furieusement vers moi et je jaugeas du regard, tentant de me faire comprendre que tu savais que je t'avais observée avec attention. L'ombre de ton capuchon masquait ton visage mais je pu tout de même apercevoir ton menton parfaitement blanc où ruisselait un mince filet de sang. Le port de tête hautain que tu avais savamment adopté me prouvais que tu tentais de me cacher ta peur pourtant évidente.

- Tu as toujours particulièrement affectionné le cœur, n'est-ce pas ?
- Vous en savez apparemment beaucoup plus sur moi que ce que j'avais osé imaginer…
- En effet, Efthalia.
- Comment…!?
- Tu viens tout juste de le citer. J'en sais énormément plus sur toi que tu ne l'aurais voulu.
- Qu'attendez vous donc de ma part, Milord?
- Cela reste encore à préciser…

Tu jetas un regard craintif vers l'horizon qui commençait à être baigné par les premières lueur de l'aube estivale qui commençaient à faire reluire leurs couleurs, annonçant la venue prochaine du matin.

- On se reverra…, murmuras-tu avec une audace qui me plut particulièrement.

Ton attitude arrogamment charmante me fit doucement rire. Décidément, même les longues années passées n'étaient pas parvenus à atténuer ton éternelle et vampirique soif de pouvoir. Dans un claquement sec, tu disparus parmi les derniers assauts ténébreux de la nuit après m'avoir adressé un regard perçant, brûlant de haine, qui me fit frissonner d'un enthousiasme macabre sans vergogne. Un rictus satisfait inscrit sur les fines lèvres, je repris le chemin du Manoir suite à un dernier regard fougueux vers l'endroit où s'était trouvé quelques instants précédemment nulle autre que la célèbre et maudite Efthalia. La guerre était enclenchée…

Je gravis les différents paliers d'escaliers montant au travers de la falaise dominée par le Manoir après m'être engouffré dans la noire cavité habilement convertie en couloir à même la pierre pour entreprendre une seconde descente parmi les corridors souterrains menant directement aux catacombes. D'un geste sec, je poussai la lourde porte qui me dévoilerait la minuscule cellule devant laquelle ma démarche assurée m'avait conduit. Ses gonds rouillés hurlèrent sous l'assaut trop puissant. D'un pas digne, je pénétrai dans cet endroit où régnait une forte odeur d'humidité.

- Qu'avez-vous fait à ma sœur ? demanda une voix enrouée par la maladie et la faim.
- Rien, du moins…pour l'instant.

Le sourire mauvais qui se dessina inévitablement sur mes lèvres alors que je prononçai ces mots qui en disaient long le fit frémir. La fine peau de son visage pâlit, si c'était encore possible.

- Je vous interdit de…! Amorça courageusement le prisonnier.
- Je doute que tu aies présentement le pouvoir de m'empêcher de faire quoi que ce soit…

Un sourire qui ne présageait rien de bénéfique sur le visage, je m'approchai d'une démarche lente, la faible lueur propagée par les torches fixées au murs au moyens de chaînes oxydées par les années me dévoilant à lui. Ses boucles châtaines étaient plaquées sur ses joues maigres couvertes de sang, ses yeux bruns se voyaient emplis de frayeur et semblaient avoir délaissé l'éclat doré qui les avait autrefois possédés. Péniblement, il se redressa et se remit debout, découvrant le sol imprégné de la couleur de la rouille. Avec un rictus sinistre, je posai ma main sous son menton, ignorant son frisson. Je glissai mon pouce à la commissure de ses lèvres le forçant à me montrer ses longues canines.

- Tu ne survivras pas très longtemps dans ces ignobles conditions. Tu le sais que bien, non ? Je perçus nettement sa crainte lorsque je caressai avec ironie une de ses dents surnaturelles. Il se retrouvait dans un position bien vulnérable, plaqué contre le mur, sa posture trahissant sa peur.

- Soumets-toi, Hans Erik. Tu ne peux que trop rien contre moi. Abandonne., lui sussurai-je arrogamment à l'oreille.

Je le sentis à nouveau trembler sous le contact de mon souffle brûlant qui fondait sur la peau meurtrie, ravagée par la fièvre, de sa nuque. La puissante gifle qui claqua tel un rude coup de fouet sur sa joue le sortis de son immobilité. Il chuta sans pouvoir s'accrocher à quoi que ce soit et s'effondra dans un bruit sourd sur le froid sol de pierre.

- Je te laisse donc encore une fois à ta méritée agonie mais n'aie crainte, je reviendrai…

Sur ce, je sortis. J'imaginai avec délectation son air implorant alors qu'il louangerait les cieux lorsque la porte se serait refermée sur moi. La religion, quelle bêtise ! Jamais je n'avais cru au Père, j'étais –et je suis toujours- convaincu de mes propres croyances, de mon propres pouvoir puisé dans l'obscurité. On me croit, on me couvres d'éloges. Je me refusai à croire ses balivernes destinées à bercer et endormir les enfants téméraires. Je suis moi-même une légende parmi le monde noir, alors pourquoi m'abaisser à ces grotesques convictions ? Enfin, peu importe.

Tom image s'imposait sans relâche à mes yeux, je la revoyais même involontairement, me demandant jusqu'à quel point une femme si particulière serait prête à s'avancer vers les ténèbres, le sang, la guerre. Oui, la guerre. Tu m'avais nargué trop de fois et depuis beaucoup trop longtemps. Je me jurai alors de te faire avaler crûment ton insolence, par les pires souffrances soit-il. Un rictus arrogant se peignit indécemment sur mes fines lèvres alors que je m'imageais du scénario ô combien macabre auquel je te prédestinais cruellement. Jamais je n'aurais su douter de ta soif incommensurable de régner, dominer sans vergogne les êtres déchus qui se prosternais à tes pieds, implorant la clémence dont tu n'avais jamais fait preuve. Ta ténébreuse et certes séduisante vanité attirais irrémédiablement les damnés à tes pieds, faisant de toi leur lieutenant, leur gouvernante illégale. Je dois avouer - même si ce n'est que sur ses pages jaunies – que je n'avais, à aucun instant de ma mouvementée et noire existence rencontré une femme aussi hautainement charmante. Il me semble que tes semblables avaient aussi saisie cette détermination féministe et à la fois si puissante, allant jusqu'à te préférer à leur Reine et Mère. Je ne su croire en ton pouvoir à ce moment, c'est dans cette négligence déplorable que résidait et persistait ma plus grade erreur: t'avoir sous-estimée. Mais sauras-tu me tenir tête ? J'en étais hélas sceptique. Mais après ce que tu avais su me démontrer lors de ces dernières heures me laissait indécis, incertain. J'espérais sincèrement te croiser de nouveau dans peu de temps, histoire de pouvoir te démontrer une mince facette de ton destin, ma colère dépassant la simple rivalité. Rivale. Bien sur, tu ne méritais pas d'être réellement considérée comme une égale, une concurrente. Du moins, c'est ce que je croyais. Car une lutte sans pitié dont les assauts enseveliraient les limites de la Magie aurait bientôt lieu, et tu en étais tout aussi consciente que moi. Un combat dans lequel les règles étaient dérisoires, inexistantes. Un combat dans lequel seul l'audace, la cruauté et le point jusqu'où nous allouerons le massacre seraient juges. Un jury sans pitié, promettant une boucherie inévitable. C'était malgré tout la seule chose qui saurait déterminer le gagnant de ce jeu d'échec aux pions assoiffés de sang.

Ce qui allait arriver était pourtant insoupçonné, voire insensé. Je pouvais alors prédire sans contestes que tu ferais tout pour me vaincre, même si tes chances étaient minimes, que tu continuerais jusqu'au bout, allant jusqu'à mourir l'arme entre les doigts. Chère Efthalia … Certes, ton éducation n'est pas à négliger. Élevée au temps des croisades à la fois religieuses et sanglantes, fille d'un des plus prisés marquis danois. Richement instruite, promise à un haut placé jeune duc, soit ayant construit le commencement de sa vie dans un décor rêvé. À l'époque rude des guerres entre religions, époque ou les femmes et jeunes filles se voyaient protégées et destinées à satisfaire leur mari, le choyer jusqu'à ce que la Mort les sépares. Romantique situation pour une jeune personne cultivée de ton genre, la vie de princesse dont rêve chaque enfant de ce monde t'était offerte sur un plateau d'argent. Mais demeurer cloîtrer entre les richissimes murs de marbre te répugnait. Tu gardais toutefois le silence, tenant à conserver ta bonne réputation en tant que fille d'un noble et respecté homme de croisade et à te protéger par la même occasion.

Tu ne sus pas résister à cette trop grande tentation suffisamment longtemps, t'aventurant hors des limites du château contre le bon vouloir de ton père et de ton amant. Ce fut une nuit qui changea à jamais ton existence. Aux petites heures du matin, bien avant que l'aube ne songe à s'étendre sur les plaines et villes, on te déroba une partie de ton âme pour la teindre définitivement aux couleurs de la cendre. Cette nuit la, tu plongea tête première dans les limbes terrifiantes de la Magie Noire. Cette noirceur qui se consumait nouvellement en toi te dévoila le monde magique, t'émerveillant par tes nouvelles possibilités, ton nouveau pouvoir. Peu après, tu fis don de cette satanique nature à ton frère, craignait qu'il meure alors que tu serais condamnée à voir défiler seule les époques et gens qui ignoreraient tout de ton histoire. Ensemble, vous errèrent pendant des années, faisant d'innombrables victimes, créant dans le cœur du peuple mortel la crainte de cette espèce qui était jusque là resté figée dans l'ombre de ce monde qui tremblait maintenant à la simple évocation de vos actes. Ils tentèrent vainement vous vaincre, brûlant sur la grande place chaque semaine plusieurs innocents sans jamais parvenir à mettre la main sur un de ces être tant craints.

C'est à l'occasion de la mort de ton mari suite à ta tragique disparition que tu disparus soudainement. Rongée par la peine et la culpabilité, tu t'emprisonnas entre les murs sombres des catacombes dites hantées du célèbre monastère de Volnistch. On raconta des dizaines et peut-être même des centaines de canulars concernant la naissance d'un monstre dans les entrailles de la bâtisse religieuse qui fut close sur le champs. Personne ne su percer ton mystère.

En janvier 1961, tu immergea du néant dans lequel tu avais nagé pendant ton sommeil ayant duré plus de sept siècles. Frappée de plein fouet par le changement de temps ahurissant, tu t'efforças de refaire ta vie en demeurant dans les coulisses de la nuit. Peu de temps après, tu retrouvas ton frère et votre danse macabre reprit au rythme endiablé de la lune.

Je prenais un étrange plaisir à me remémoré le récit si particulier de ta vie. Je ne sais plus clairement ce que j'avais œuvré pour parvenir à cette connaissance te concernant mais peu m'importait. Après une vie mortelle choyée, une valse vampirique au plus profond de la nuit, un sommeil de plusieurs siècles, tu revivais avec toujours autant d'impulsion et de rage. J'étais… enthousiasmé à la simple idée de te combattre, de te vaincre. Toi, réputée et effroyable buveuse de sang. Je savais que ce combat pour la nuit serait rude, voire même dévastateur, mais je ne pouvais m'empêcher de l'appréhender avec une hâte croissante…
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